25 mai 2011 - 1ère Journée mondiale de l’hépatite
Journée nationale de lutte contre les hépatites B et C
Dans le cadre de la 1ère Journée mondiale de l’hépatite de l’OMS le Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Santé et la Direction Générale de la Santé organisent un colloque afin de participer à la visibilité de la lutte contre les hépatites.
Le colloque est gratuit et accessible à tous, à condition de s'être inscrit au préalable et avant le 20 mai 2011. Pour vous inscrire, remplissez ce formulaire.
Il aura lieu le Mercredi 25 mai 2011à l'ASIEM, 6 rue Albert de Lapparent, 75007 Paris.
Pour plus d'informations sur le lieu et le programme cliquez ici.
L'hépatite qu'est-ce que c'est ?
L’hépatite est une inflammation du foie, le plus souvent causée
par une infection à un virus, mais parfois par l’alcoolisme, ou par une
intoxication par un médicament ou par un produit chimique.
Les
symptômes varient beaucoup d’une personne à l’autre et dépendent de la
cause de l’hépatite. Certains types d’hépatite provoquent carrément la
destruction d’une partie du foie.
La majorité des hépatites se
résorbent spontanément, sans laisser de séquelles. Parfois, la maladie
persiste plusieurs mois. Quand elle dure plus de six mois, elle est
considérée comme chronique. Lorsque le foie est gravement atteint, une greffe de cet organe peut être la seule solution.
Les hépatites se regroupent en deux grandes catégories :
- - Les hépatites virales,
causées par une infection à un virus. Dans les pays développés, les
virus de l’hépatite A, B et C engendrent environ 90 % des cas d’hépatite
aiguë.
- - Les hépatites non virales, principalement
provoquées par l’ingestion de produits toxiques pour le foie (de
l’alcool, des produits chimiques toxiques, etc.).
L'hépatite B
Il s’agit du type d’hépatite le plus fréquent dans le monde, et aussi le plus mortel. Le virus de l’hépatite B se transmet au moment des rapports sexuels (le sperme et les autres liquides biologiques en contiennent) et par le sang. Il est de 50 à 100 fois plus infectieux que le virus du sida.
L’échange de seringues contaminées peut provoquer sa transmission. La
grande majorité des personnes infectées parviennent à combattre
complètement l’infection. Environ 5 % restent infectées de façon
chronique et sont dites « porteuses » du virus. Les porteurs n’ont pas
de symptômes, mais ils courent un risque élevé de souffrir de cirrhose
du foie ou d’un cancer du foie, des maladies potentiellement mortelles.
Une mère porteuse peut transmettre le virus à son enfant à
l’accouchement. Un vaccin est offert depuis 1982.
L'hépatite C
L’hépatite C constitue la forme d’hépatite virale la plus insidieuse, car elle est causée par un virus très résistant. Jusqu’à 80 % des infections au virus de l’hépatite C deviennent chroniques.
L’identification de ce dernier est relativement récente : elle date
de 1989. Le virus se transmet le plus souvent par contact direct avec du
sang humain contaminé : surtout par l’échange de seringues
servant à l’injection de drogues, par la transfusion de sang qui n’a pas
été soumis à un dépistage, et par la réutilisation d’aiguilles et de
seringues non stériles. Plus rarement, il se contracte au cours de
rapports sexuels non protégés avec des personnes infectées, surtout si
du sang est échangé (menstruations, blessures dans les voies génitales
ou anales). Il s’agit de la première cause de transplantation du foie.
Il n’existe aucun vaccin permettant de s’en protéger.